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La polyarthrite rhumatoïde

Qu'est que la polyarthrite rhumatoïde ou PR ?
A quoi est due la PR ?
Comment reconnaître une PR quand elle débute ?
Quels sont les examens les plus fréquents ?
Comment traiter la polyarthrite ?
Quels sont les médicaments utilisés ?

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Qu'est que la polyarthrite rhumatoïde ou PR ?

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie rhumatismale (poly = plusieurs, arthr = articulations , ite = inflammation) assez fréquente. Le mot rhumatoïde signifie qui ressemble à un rhumatisme. Pour les médecins, le mot rhumatisme désigne l'ensemble des maladies qui touche les articulations, les os, les tendons et les muscles. La polyarthrite, comme son nom l'indique est un rhumatisme inflammatoire qui atteint plusieurs articulations.  C'est une maladie chronique,qui évolue par poussées, c'est à dire qu'elle dure plusieurs années. Le terme inflammatoire signifie que l'articulation (et ce qui l'entoure) est atteinte par une inflammation. L'inflammation provient ici de la membrane synoviale, qui tapisse l'intérieur de l'articulation. Pour les médecins c'est une synovite. Cette membrane s'épaissit, prolifère de façon anormale et envahit l'articulation. Cette anomalie est appelée pannus synovial. La membrane sécrète des substances qui peuvent détruire le cartilage de l'articulation, les os et les tendons autour de l'articulation (pour l'atteinte des ligaments, les médecins emploient le terme de ténosynovite, téno = tendon). Cette destruction aboutit à des déformations qui peuvent être largement évitées si la maladie est diagnostiquée à son tout début. Chaque malade a une maladie qui lui est propre, certaines polyarthrites sont bénignes, d'autres le sont moins, tandis que certaines sont très sévères.
La PR est une maladie qui n'est pas localisée uniquement aux articulations, c'est en réalité une maladie généralisée (les médecins parlent de maladie de système). La PR atteint majoritairement les femmes : sur 4 malades 3 sont des femmes.


A quoi est due la PR ?

Actuellement, on ne le sait pas très bien, mais on connaît assez bien certaines substances qui agressent et abîment le cartilage et les os.


Comment reconnaître une PR quand elle débute ?

Il est très important de consulter son médecin, si pendant un mois ou plus, vous avez mal à plusieurs articulations (deux ou plus) et si elles sont gonflées surtout au niveau des mains et / ou des pieds, ou encore si vos articulations sont raides (comme rouillées) le matin et que vous avez besoin d'un échauffement assez long (30 minutes ou plus) pour retrouver une mobilité normale (dérouillage matinal). Pour les médecins, ce n'est pas simple de faire le diagnostic au début de la maladie. Il peut s'agir d'une PR ou d'autres maladies qui lui ressemblent. Cette difficulté à faire le diagnostic nécessite le plus souvent l'avis du spécialiste (le rhumatologue). Lorsque la maladie est prise à son début, le traitement a plus de chances d'être efficace.
En effet, les articulations atteintes s'abîment le plus vite pendant les deux premières années de la maladie, c'est pourquoi il faut agir tôt pour réduire ou stopper au plus vite les dégâts.
Les douleurs sont inflammatoires, c'est à dire qu'elles ont  lieu la nuit, même en dehors de tout mouvement (contrairement à l'arthrose qui ne fait pas mal la nuit en dehors des poussées). Le matin les articulations atteintes sont raides et deviennent souples après un certain temps de dérouillage. Dans la journée, les douleurs s'améliorent et réapparaissent en fin de journée et la nuit suivante. Les articulations le plus souvent atteintes, au début de la maladie, sont celles du poignet, de l'index, du troisième doigt (le majeur) et celles des pieds. Il existe souvent une grande fatigue, vous pouvez également avoir de la fièvre et maigrir de quelques kilos.
Aujourd'hui, répétons le, le diagnostic de PR reste toujours difficile au début de la maladie, mais des progrès importants ont été faits ces dernières années pour détecter les petites anomalies témoins de la maladie à son début qui permettent de faire son diagnostic précocement : examens sanguins, radiographies particulières comme l'IRM.
Mais même avec ces examens très spécialisés, le diagnostic de PR n'est pas simple, d'autres rhumatismes inflammatoires lui ressemblent beaucoup.


Quels sont les examens les plus fréquents ?

Des dosages sanguins permettent de savoir s'il existe une inflammation et de  rechercher des marqueurs de la maladie (un marqueur est la trace, l'empreinte d'une maladie, c'est une quasi-preuve ou une très forte présomption que les douleurs sont dues à la PR).
L'analyse du liquide de l'articulation (liquide synovial) peut être également très utile.
D'autres examens permettent de faire la différence entre la PR et d'autres maladies.
Au tout début de la maladie, les radiographies sont normales. C'est pour cela qu'aujourd'hui on peut utiliser dans les centres spécialisés, l'IRM qui fournit des images très fines et permet de voir les toutes petites anomalies du début, de la taille de quelques millimètres que l'on ne peut pas voir avec une radiographie classique.


Comment traiter la polyarthrite ?

Le traitement actuel a pour but d'arrêter l'évolution de la PR, d'essayer de la stopper afin d'éviter le handicap et de maintenir l'autonomie dans la vie quotidienne et professionnelle.
Le traitement de la PR est très complexe. Chaque cas est particulier, c'est pourquoi le traitement est décidé en commun par une équipe qui comprend des médecins et des non médecins : rhumatologue, médecin généraliste, psychiatre, chirurgien orthopédiste (spécialisé dans les os et articulations), podologue (spécialiste des pieds), kinésithérapeute, ergothérapeute (spécialiste du mouvement correct et de l'adaptation de l'environnement à ces mouvements), assistante sociale, diététicien, spécialiste des orthèses.
Le traitement est entrepris en collaboration avec le malade et son entourage. Il est ainsi nécessaire pour les médecins de dialoguer avec chacun, d'informer chacun très précisément de sa maladie, des possibilités du traitement et de ses effets indésirables.

 


Quels sont les médicaments utilisés ?

Ils sont nombreux voici les principaux :
- Les médicaments destinés à calmer la douleur ou antalgiques (ant = contre alg = douleur). - Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (non stéroïdiens signifie que ce ne sont pas des corticoïdes) sont également nombreux et efficaces. Il convient de trouver celui qui vous soulage le mieux. Ils peuvent être néfastes pour l'estomac et sont pris parfois avec des médicaments destinés à le protéger.
- Les corticoïdes peuvent être très efficaces.
- Les traitements " dits " de fond
Ils influencent favorablement l'évolution de la maladie. Ils sont également nombreux. Ils n'agissent pas immédiatement.
- Les autres traitements :
Des traitements locaux peuvent venir compléter l'action des médicaments
La rééducation ou réadaptation fonctionnelle (réadaptation au fonctionnement des articulations) est une partie très importante du traitement. Commencée très tôt, elle a pour but d'éviter la raideur articulaire et de maintenir la force musculaire. Elle est adaptée à chacun.
Les opérations chirurgicales sont une autre facette du traitement très souvent proposés. De nombreuses interventions très efficaces sont possibles. Elles ont pour but de supprimer les douleurs et de rétablir le fonctionnement de l'articulation malade.
L'aide d'une l'assistante sociale est très utile dans les démarches nécessaires face à la maladie.
Enfin, un soutien psychologique peut également être fort bénéfique.

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