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Publié le 11 mars 2021

Bilan après une année de pandémie de COVID-19

Bilan après une année de pandémie de Covid-19

 

Lettre ouverte d'Albert Bourla pour Pfizer.com

Cela fait un an que l'Organisation mondiale de la santé a qualifié la COVID-19 de pandémie mondiale. Certains ont pu avoir l'impression que l'année est passée en un clin d'œil. Mais la plupart ont plutôt eu l'impression que cinq ans se sont écoulés depuis la dernière fois qu’ils ont pu se réunir avec leurs proches, aller au cinéma ou prendre un café avec des collègues au bureau. Mais quelle que soit la durée ressentie par chacun d'entre nous, je pense que nous sommes tous d'accord pour dire que cette année a été marquée par des décès, des enseignements et une libération proche.

Les chiffres donnent le frisson. On dénombre à ce jour plus de 117 millions de cas confirmés de COVID-19 ayant entraîné la mort d’environ 2,6 millions de personnes dans le monde. Des chiffres hallucinants et déchirants. Et les pertes vont bien au-delà du nombre de décès. Le nombre d'emplois perdus, d'entreprises familiales fermées, de jours d'école manqués et de traitements médicaux non suivis est catastrophique, avec des conséquences dévastatrices sur le plan émotionnel, physique et financier. S’en est suivi une situation cauchemardesque à l’échelle mondiale, dont nous avons parfois eu l'impression que nous ne nous réveillerions jamais.

Mais durant cette année, des enseignements incroyables ont été tirés, notamment dans le cadre des efforts déployés pour mettre au point des vaccins et des thérapies visant à lutter contre cette tragique pandémie. Nous avons imaginé de nouvelles façons d'utiliser la technologie numérique, de collaborer avec les organismes de réglementation et d'effectuer des tâches en parallèle plutôt qu’en séquentiel - tout cela a permis à nos scientifiques et à nos cliniciens de faire progresser les essais cliniques de notre vaccin COVID-19 à une vitesse sans précédent, sans compromettre la sécurité ou la qualité. Nous avons vu l'ingéniosité humaine résoudre des problèmes que nous n'avions même pas envisagés il y a seulement 12 mois. Chez Pfizer, nous avons notamment inventé de nouveaux dispositifs thermiques pour garder notre vaccin à des températures ultra-froides pendant son transport, et de nouveaux équipements innovants qui n'existaient même pas le 11 mars 2020. J'ai vu ces machines pour la première fois de mes propres yeux lorsque nous avons accueilli le président Biden dans nos locaux de Kalamazoo, dans le Michigan, il y a trois semaines, et ce fut un moment de grande fierté, d'émerveillement et de joie.

Partout dans le secteur, nous avons appris combien la collaboration est précieuse. Les collaborations entre Pfizer et BioNTech, et entre Moderna et le National Institutes of Health ont permis de mettre au point les deux premiers vaccins à ARNm au monde. Non seulement les deux premiers vaccins à ARNm contre le COVID-19, mais les deux premiers vaccins à ARNm tout court. Et la coopération désormais en place entre Johnson & Johnson et Merck va encore accélérer le nombre de doses de vaccin disponibles dans le monde.

Forts de ces enseignements, nous émergeons de cette première année de pandémie avec le sentiment que la libération se profile à l’horizon. D’Israël et d’autres pays nous parviennent des données issues du terrain encourageantes sur notre vaccin. Grâce à des partenariats public-privé remarquables, le vaccin commence à gagner même les pays les plus pauvres. Les premières doses de vaccin ARNm COVID-19 sont en effet arrivées au Rwanda la semaine dernière. Et à mesure que la vaccination s'accélère dans le monde, on peut voir, entendre et sentir l'espoir renaître. C'est le type d'optimisme renouvelé que l'on ressent souvent au printemps, mais cette fois, il ne s'agit pas seulement de laisser derrière soi un hiver rigoureux, mais de survivre à l'une des périodes les plus redoutables de l'histoire de notre monde.

Nous ne sommes pas pour autant sortis d’affaires. C'est pourquoi Pfizer s’inscrit dans la droite ligne des récentes déclarations des autorités sanitaires du monde entier qui demandent de rester vigilants au cours des prochains mois.

 Nous devons continuer à porter nos masques, à maintenir une distance physique et à nous laver fréquemment les mains jusqu'à ce qu’un nombre suffisant de personnes soient vaccinées pour obtenir une immunité de groupe. Et nous ne relâchons pas non plus nos efforts sur le plan scientifique. Nous entamons des essais sur des vaccins de rappel pour faire face à l'évolution constante des souches du virus, nous menons des études sur des populations supplémentaires, telles que les femmes enceintes et les enfants, et nous progressons dans les thérapies antivirales en clinique afin de pouvoir potentiellement venir en aide aux patients qui luttent contre la COVID-19.

En l’espace de seulement 12 mois, nous avons rendu possible ce qui semblait impossible. Et maintenant nous attend une tâche tout aussi importante, délicate, mais réalisable. Lorsque nous verrons la fin de cette pandémie, nous devrons mettre à profit les enseignements de l'année écoulée pour mieux nous préparer à la prochaine. C'est ainsi que nous rendrons hommage aux êtres chers que nous avons perdus - et que nous ferons en sorte que la science gagne.