« CANCER DU POUMON DU NON-FUMEUR » OU CANCER BRONCHIQUE NON À PETITES CELLULES ALK+ : DES AVANCÉES MAJEURES POUR VIVRE MIEUX ET PLUS LONGTEMPS
Paris, le 08 juin 2026 - Le cancer du poumon ALK+, souvent diagnostiqué chez des personnes jeunes (moins de 50 ans) et non-fumeuses, représente environ 5 % des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC)1. Jusqu’à l’arrivée des thérapies ciblées, le cancer du poumon ALK+ était associé à un pronostic défavorable, avec une espérance de vie réduite et des options thérapeutiques limitées2. Les nouvelles générations d’inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) ont démontré leur capacité à prévenir les métastases cérébrales ou d’en retarder les effets3,4. Aujourd’hui, de nouveaux résultats montrent que le cancer bronchique non à petites cellules ALK+ avancé peut rester stable sur plusieurs années, et pourrait devenir chronique5.
Des anti-ALK capables de freiner le cancer du poumon ALK+ sur plusieurs années
Depuis leur arrivée, les traitements appelés inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) ont profondément changé la prise en charge des patients atteints d’un cancer du poumon ALK+. Ces thérapies ciblées permettent de mieux contrôler la maladie et de ralentir sa progression3,4. Au fil des années, de nouvelles générations de médicaments ont été développées : plus efficaces et capables d’agir sur les métastases cérébrales3. Aujourd’hui, le choix du traitement se fait de manière très personnalisée ; les médecins prennent en compte la tolérance et l’efficacité globale du traitement (telles que la survie sans progression de la maladie), son action sur le cerveau et l’amélioration de la qualité de vie6.
Certains patients peuvent désormais vivre plusieurs années avec un cancer du poumon ALK+ maîtrisé7. Cette évolution rapproche progressivement certains cancers de maladies chroniques8. Dans ce contexte, l’enjeu est de proposer, pour chaque patient, le traitement le plus efficace. Une PFS (survie sans progression de la maladie) plus longue transformera considérablement une condition mortelle en une maladie presque chronique dans les décennies à venir9. Les progrès récents présentés lors de grands congrès médicaux internationaux, comme l’ASCO, permettent d’affiner ces stratégies thérapeutiques.
Une anomalie génétique spécifique dans le gène ALK
Le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) ou cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC), représente la grande majorité des cancers du poumon, environ 85 % des cas10. Parmi les différentes formes de ce cancer du poumon, environ 5 % présentent une anomalie spécifique impliquant le gène de la protéine ALK (kinase du lymphome anaplasique) qui joue un rôle dans le développement des cellules1,9. Lors de la division cellulaire, une anomalie, initiée par une translocation, produit une protéine défectueuse qui stimule la croissance des cellules cancéreuses dans les poumons11. On parle alors de cancer du poumon non à petites cellules ALK positif, ou CBNPC ALK+. Cette mutation n’est pas transmissible aux enfants du patient. Ce n’est pas une maladie génétique11.
De nombreux médicaments ont été développés pour cibler cette anomalie comme les thérapies ciblées. Ce sont des médicaments oraux (comprimés ou gélules) et sont prescrits dans les cancers avec métastases, dès le diagnostic de la maladie11.
Cancer du poumon ALK+ ou cancer des non-fumeurs : symptômes et diagnostic
Le cancer du poumon n’est pas uniquement lié au tabac. Chez les personnes qui ne fument pas (et surtout celles qui n’ont jamais fumé), il s’agit souvent d’un type de cancer différent, déclenché par d’autres mécanismes10. Selon une étude austro-américaine12, le développement du cancer du poumon du non-fumeur résulterait, chez ces patients, d’une interaction entre l’anomalie du gène ALK, dont l’origine exacte reste inconnue, et l’exposition à d’autres facteurs de risque intrinsèques (antécédents personnels de tuberculose, de pneumonie ou de BPCO, antécédents personnels d’irradiation, ou facteurs hormonaux chez les femmes) ou environnementaux (comme la pollution de l’air).
Environ 79 % des cancers du poumon ALK+ sont diagnostiqués à un stade avancé13. Les symptômes les plus fréquents au moment du diagnostic incluent la toux, l’essoufflement, la douleur thoracique et la perte de poids, tandis que des métastases cérébrales peuvent provoquer fatigue, nausées et maux de tête11. Le diagnostic du cancer du poumon implique plusieurs étapes, notamment des examens d’imagerie et une biopsie qui permettent de poser un diagnostic précis, d’en préciser le sous-type et d’évaluer son grade, c’est-à-dire son niveau d’agressivité1,4. « Chez des patients jeunes et non-fumeurs, le cancer du poumon n’est pas le premier diagnostic évoqué face à des signes respiratoires. Cela peut retarder l’identification de la maladie qui est souvent diagnostiquée à un stade avancé, avec parfois un retard de prise en charge », explique le Pr Nicolas Girard, pneumologue spécialisé en oncologie thoracique à l’Institut Curie (Paris). « Les tests moléculaires, comme la recherche d’une altération du gène ALK, sont systématiques pour caractériser la maladie, et permettent de mettre en oeuvre des traitements personnalisés. »
Une fois le diagnostic de CBNPC posé, une recherche de métastases cérébrales est effectuée puisque près de la moitié des CBNPC en développent14. Les métastases cérébrales entraînent une importante morbi-mortalité ; elles sont directement responsables du décès dans 50 % des cas14. La prévalence est également plus importante en présence de certaines anomalies oncogéniques comme les translocations d’ALK14.
Cancer du poumon ALK+ : vivre plus longtemps et mieux, c’est possible
Longtemps associé à un pronostic sombre, le cancer du poumon ALK+ connaît ces dernières années une véritable transformation. Bien que la majorité des patients soient encore diagnostiqués à un stade avancé de la maladie, les progrès des thérapies ciblées ont profondément modifié leur parcours de soins, ouvrant la voie à une évolution plus chronique du cancer, et avec une meilleure qualité de vie au quotidien6,9.
Ce changement de paradigme ne consiste plus seulement à traiter la maladie, mais aussi à aider les patients à vivre avec, le plus normalement possible, en tenant compte de leurs besoins et de leur quotidien. C’est pourquoi les soins de support, tels que l’activité physique adaptée (APA), l’accompagnement nutritionnel, le soutien psychologique, ou encore l’aide au retour à l’emploi, deviennent un pilier essentiel du parcours de soins en oncologie15. Ils contribuent à améliorer la qualité de vie des patients et à les aider à poursuivre leur prise en charge thérapeutique dans les meilleures conditions.
Dans cette approche globale, les solutions numériques peuvent prendre une place croissante. En simplifiant le quotidien et en renforçant l’autonomie, elles apportent un accompagnement concret. C’est le cas du programme développé par la startup française Kunto, en partenariat avec Pfizer, destiné aux patients atteints d’un cancer du poumon ALK+ métastatique sous traitement oral. Pensé avec des experts de santé et l’association de patients Mon Réseau Cancer du poumon (Patients en réseau), ce dispositif propose un accompagnement personnalisé intégrant activité physique et conseils nutritionnels.
D’autres initiatives, comme la plateforme LaVieAutour.fr qui permet de localiser des soins de support près de chez soi, illustrent concrètement cette évolution vers une médecine plus intégrative et centrée sur les besoins des patients.
Liens utiles : S’informer et être accompagné
Dans le cancer du poumon, les associations de patients jouent un rôle essentiel pour accompagner les malades et leurs proches, faciliter l’accès à l’information et rompre l’isolement.
L’association Patients en réseau - Mon Réseau Cancer du Poumon, créée en février 2014, a pour mission de soutenir les personnes atteintes de cancer et leurs proches-aidants grâce à des réseaux sociaux privés permettant de mieux vivre l’épreuve de la maladie au quotidien. Ces espaces favorisent la rupture de l’isolement, les échanges entre patients, ainsi que l’accès à une information fiable et à des ressources pratiques (adresses utiles, événements, etc.). L’association participe également à des actions de démocratie en santé, et de sensibilisation à la prévention, au dépistage et à la recherche clinique. À ce jour, l’association propose la plateforme et l’application mobile : Mon Réseau Cancer. Celles-ci regroupent cinq communautés dédiées aux cancers du sein, du poumon, gynécologiques, colorectaux, ainsi qu’une communauté destinée aux proches-aidants.
L’association ALK ROS1 France a été créé il y a 5 ans pour les patients atteints de cancers du poumon porteurs d’altérations ALK ou ROS1. Elle contribue notamment à mieux faire connaître ces formes spécifiques de cancer du poumon et accompagner les patients tout au long de leur parcours de soins. Plus d’informations sur le site www.alkros1France.com
À propos de Pfizer Oncologie
Depuis plus de 20 ans, Pfizer transforme la prise en charge des cancers grâce à une innovation scientifique et thérapeutique, indissociable de l'évolution des parcours de soins. Cette dynamique repose sur une approche collaborative impliquant l'ensemble des acteurs : professionnels de santé, associations de patients, startups, et institutions. Pfizer concentre sa recherche contre le cancer sur 3 axes de ciblage des tumeurs : les inhibiteurs à petites molécules, les molécules bispécifiques, et les ADC (anticorps conjugués médicament). Aujourd’hui, nous mettons à disposition des patients plus d’une quinzaine de traitements anticancéreux et biosimilaires dans les cancers métastatiques du sein, du poumon, de la prostate et cancers du sang. Plus de 50 molécules (ou extensions d’indications) sont en cours de développement clinique, dont une vingtaine en phase III, pour répondre à des besoins non couverts, notamment dans les cancers du sein, du poumon, de la sphère urologique, les hémopathies malignes, les cancers gastro-intestinaux, de la tête et du cou, et le mélanome.
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Chez Pfizer, nous nous appuyons sur la science et toutes nos ressources mondiales pour offrir aux patients des thérapies qui prolongent et améliorent considérablement leur vie. Nous recherchons la qualité, la sécurité et l’excellence dans la découverte, le développement et la production de nos médicaments et vaccins. Chaque jour, dans les pays développés comme dans les pays émergents, les collaborateurs de Pfizer sont engagés pour faire progresser le bien-être, la prévention et les traitements contre les maladies les plus graves de notre époque. En tant qu’entreprise biopharmaceutique innovante parmi les leaders mondiaux, nous collaborons avec les professionnels de santé, les gouvernements et les populations locales pour soutenir et élargir l’accès à des solutions de santé fiables et abordables partout dans le monde. Depuis plus de 175 ans, nous nous efforçons de faire la différence pour tous ceux qui comptent sur nous. Pour en savoir plus sur Pfizer : https://www.pfizer.fr, LinkedIn et YouTube.
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