AccueilActusLa diversité ethnique et les essais cliniques en France : où en est-on ?« LA DIVERSITÉ ETHNIQUE ET LES ESSAIS CLINIQUES EN FRANCE : OÙ EN EST-ON ? » Le sexe, l’âge et l’origine raciale ou ethnique peuvent tous avoir un impact sur la façon dont différentes personnes répondent au même médicament ou vaccin.

C’est pourquoi la diversité est si importante parmi les personnes qui participent à nos études cliniques. Plus un groupe de participants à une étude clinique est diversifié, plus nous pouvons en apprendre sur la sécurité d’emploi et l’efficacité d’un médicament ou d’un vaccin potentiel pour les personnes présentant des caractéristiques similaires à celles des participants.​

Historiquement, certaines communautés ont été sous-représentées en tant que participants aux études cliniques. Il existe des obstacles à la participation aux études cliniques. ​

Dans le cadre de la communauté des soins de santé, nous devons travailler à élargir l’accès aux études cliniques en réduisant les obstacles qui ont pu entraver une participation plus inclusive. ​

Parmi ces obstacles, on peut citer :

  • Le manque de confiance en la communauté médicale en raison de la discrimination et du mauvais traitement de divers groupes ethniques dans la recherche clinique tout au long de l’histoire.​

  • Les défis financiers que pourraient engendrer l’absence d’assurance maladie ou d’une assurance inadéquate, les frais de déplacement liés à l’étude ou l’investissement en termes de temps qu’une étude clinique pourrait nécessiter.​

  • La méconnaissance des études cliniques parce que les études ne sont pas disponibles dans toutes les régions, le manque d’informations sur les études, ainsi que les éventuelles barrières linguistiques et culturelles.​


Chez Pfizer, nous nous engageons à créer le changement pour le meilleur en contribuant à rendre l’avenir plus inclusif pour la recherche clinique et en instaurant la confiance au sein des diverses communautés. Assurer la diversité dans les études cliniques est une question d’équité. Nous nous sommes engagés à concevoir des études cliniques de telle manière que les recrutements reflètent la diversité raciale et ethnique des pays où nous menons ces études cliniques et l’épidémiologie des maladies que nous entendons traiter ou prévenir. Pfizer s’engage à surmonter les obstacles à la fois informatifs et pratiques à la participation aux études cliniques.

En France, toutefois, la loi Informatique et Libertés du 6 janvier 1978 modifiée rappelle qu’il est « interdit de traiter des données à caractère personnel qui révèlent la prétendue origine raciale ou l’origine ethnique […] d’une personne physique. »

L’origine ethnique ne peut être collectée dans un essai clinique que si cette donnée est strictement nécessaire et pertinente au regard des objectifs de la recherche. ​

Chacune des catégories de données ne peut être collectée que si son traitement est justifié scientifiquement dans le protocole de recherche (article 2.2.3. de la Délibération n° 2018-153 du 3 mai 2018, portant homologation d'une méthodologie de référence relative aux traitements de données à caractère personnel mis en œuvre dans le cadre des recherches dans le domaine de la santé avec recueil du consentement de la personne concernée (MR-001). ​

La collecte de cette donnée requiert donc une justification scientifique préalable dans le protocole de l’essai, soumise at approuvé par le Comité d’Ethique. ​
Il faut néanmoins souligner que le système de santé français permet, en théorie, un égal accès aux soins hospitaliers dans le secteur public pour toutes les catégories socio-démographiques.​

Certes, il existe des obstacles concrets qui expliquent la faible participation des communautés minoritaires aux essais cliniques, en plus du manque de confiance dans les laboratoires pharmaceutiques, qui sont : 

  • l’absence de moyens de transport appropriés pour se rendre sur le site de l'étude,

  • des contraintes liées au travail (temps passé en dehors de son temps de travail) pour participer aux visites dans le cadre de l'étude, 

  • être affilié à un régime de la sécurité sociale, et des barrières linguistiques.​


L'un ou l'autre de ces obstacles peut ainsi conduire un patient à ne pas participer à un essai.​

Il est également important de préciser que les patients en France ne sont pas rémunérés pour participer à un essai clinique ; seuls leurs frais de transport sont remboursés.​

Par contre, les personnes entrant dans des études de phase 1 portant sur les volontaires sains sont rémunérées selon les contraintes imposées par l’étude.

Publié le 8 Juin 2023