La méningite : ce qu’il faut savoir
Imprévisible, grave et parfois foudroyante selon son origine, la méningite reste une maladie qui bouleverse des vies1. En 2024, la France a recensé 616 cas d’infections invasives à méningocoque, un record depuis 20102, et près de 200 cas ont déjà été signalés au début de l’année 2025, poussant les pouvoirs publics à élargir les recommandations vaccinales3. Chez Pfizer, nous restons profondément engagés dans la recherche, la prévention et la sensibilisation, avec la conviction que chaque vie compte et qu’un meilleur accès à la vaccination contre certains types de méningites peut changer le cours d’une histoire.
Qu’est-ce que la méningite ?
On parle souvent de la méningite mais il en existe en réalité plusieurs formes4 !
La méningite est une inflammation des méninges, les membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière4. Elle peut être d’origine4 :
Virale : la plus fréquente, généralement bénigne,
Bactérienne : plus rare mais potentiellement grave, nécessitant une prise en charge rapide,
Fongique ou parasitaire : exceptionnelles, elles touchent surtout les personnes dont les défenses immunitaires sont affaiblies.
Des symptômes qui doivent alerter
Les symptômes associent une fièvre qui peut être élevée à d’autres manifestations telles que5:
Des maux de tête intenses et une sensibilité à la lumière ou au bruit,
Une raideur de la nuque,
Des nausées et vomissements,
Une somnolence voire des troubles de la conscience.
Chez le nourrisson, les symptômes de la méningite sont souvent peu spécifiques et donc plus difficiles à reconnaître. Ils peuvent se traduire par5,6 :
Un comportement inhabituel (pleurs persistants, irritabilité, somnolence inhabituelle),
Un refus de s’alimenter,
Un teint gris ou marbré,
Un bombement des fontanelles
Une impression de faiblesse, avec un bébé peu réactif et « mou ».
Dans les formes bactériennes graves, notamment à méningocoque, l’apparition de taches rouges ou violacées sous la peau (purpura) qui ne disparaissent pas à la pression du doigt doit alerter : c’est une urgence vitale nécessitant une hospitalisation immédiate6.
Des modes de transmission variés
La transmission de la méningite dépend de son origine. Lorsqu'elles sont virales, elles sont le plus fréquemment associées aux entérovirus, avec une transmission par contact direct avec la salive, les selles, et les sécrétions respiratoires.7 Dans le cas des méningites bactériennes, plusieurs espèces peuvent en être à l'origine. Chez les nourrissons, les enfants et les jeunes adultes, les causes les plus courantes sont les infections à pneumocoque et méningocoque8. Elles se transmettent par les gouttelettes de sécrétion nasales ou salivaires (toux, éternuments…) lors de contacts étroits et prolongés6,9.
Des conséquences parfois lourdes et durables ?
La méningite bactérienne peut entraîner des conséquences graves : elle provoque le décès dans 10 % des cas et laisse des séquelles permanentes chez environ 1 patient sur 56. Celles-ci peuvent inclure des atteintes neurologiques (déficit ou perte auditive, déficit visuel)10 et cognitives (troubles de l’élocution, troubles de l’apprentissage)10.
La méningite virale, quant à elle, guérit généralement sans laisser de séquelles4.
Focus sur la méningite à méningocoque
Le saviez-vous ?
Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement plus à risque car leurs habitudes de vie les exposent plus. Vie en collectivités (internat, campus, dortoirs), soirées, voyages, ou simples baisers multiplient les occasions de transmission de la bactérie9.
La méningite à méningocoque est une forme bactérienne particulièrement dangereuse. Elle touche surtout les nourrissons, les adolescents et les jeunes adultes (15-24 ans)11.
Son évolution peut être fulgurante, entraînant parfois des complications sévères en quelques heures seulement.1
Face aux symptômes, chaque minute compte
La méningite est une urgence médicale12. Toute suspicion doit conduire à une consultation immédiate, car un traitement précoce conditionne le pronostic13.
Prévenir la méningite à méningocoque
La vaccination reste le meilleur moyen de prévention5. Elle est désormais obligatoire pour les nourrissons et recommandée chez les adolescents et les jeunes adultes14.
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Sources